RDC/ lutte contre la corruption : Marcelin Bilomba dévoile un vieux deal scandaleux entre l’Etat Congolais et Dan Getler

RDC/ lutte contre la corruption : Marcelin Bilomba dévoile un vieux deal scandaleux entre l’Etat Congolais et Dan Getler

20 novembre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Dan Getler est un homme d’affaire israélien et très proche du clan Kabila. Il est sous sanctions des États-Unis depuis 2017 tout comme plusieurs dignitaires politico-militaires du régime Kabila. Les américains l’ont sanctionné pour ses diverses transactions mafieuses organisées en RDC avec la bénédiction des certains officiels congolais.

Ce lundi 16 novembre, Dan Gertler promettait aux Congolais, dans un message vidéo, de leur faire profiter directement des richesses minières de leur pays. Une première depuis près d’une décennie qu’il exploite les mines congolaises. Ce proche de Joseph Kabila n’était jamais sorti de son confort pour prendre la parole en public. L’homme sent-il ses intérêts menacés ?

Certainement, oui. En effet, les USA attendent appuyer Félix Tshisekedi dans ses initiatives d’instauration d’un État de Droit et de lutte contre la corruption. C’est dans ce contexte que le département américain attends anéantir un vaste réseau mafieux organisé autour de Dan Getler qui permet à ce dernier « d’empocher la part de l’Etat congolais dans différents contrats sous la bénédiction de ses collaborateurs congolais avec qui il partage ce butin », déplorait lors d’une récente interview Marcellin Bilomba, le conseiller du président Félix Tshisekedi en matière d’économies et finances.

Selon un cas de figure révélé par ce collaborateur du président Tshisekedi, « Gertler a acquis un bloc 14 C pour seulement 3 millions de dollars et l’a revendu à 150 millions de dollars. Il demandait initialement 250 millions de dollars ».

A en croire Marcelin Bilomba, ce contrat été censé être négocié par la Société Nationale Des Hydrocarbures (SONAHYDROC) et la société SONANGOL, son équivalente angolaise. « Ces officiels congolais ont préféré voir cet argent être payé à cet individu » plutôt qu’à la société, sous prétexte qu’il aurait acquis ce bloc, « ce qui était faux », révèle-t-il.

Moise Dix