RDC/réunion avec les parlementaires FCC: Quand Joseph Kabila s’expose à des poursuites judiciaires

RDC/réunion avec les parlementaires FCC: Quand Joseph Kabila s’expose à des poursuites judiciaires

31 octobre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

On ne l’a jamais vu s’étaler autant en réaction d’un discours. A en croire les révélations faites par le magazine de Jeune Afrique sur le discours de l’autorité morale, l’ancien chef de l’Etat s’est visiblement laissé aller dans son envie de rassurer ses poulains jusqu’à franchir la ligne rouge.

Maitre Georges Kampiamba , un fervent défenseur des droits de l’homme et coordonnateur de l’ACAJ se le demande d’ailleurs. « Le Sénateur à vie Joseph Kabila n’ a-t-il pas violé l’article 5 de la Loi no 18/021 du 26/7/18 portant statut des anciens Présidents »

A en croire ce juriste , cette loi « lui interdit de divulguer des secrets d’Etat ou informations ne pouvant être connues que de seules autorités nationales! » Il le dit après les propos polémiques tenus par l’ancien président de la République sur l’Etat de droit prôné Félix Tshisekedi, l’accord conclu dans un secret total avec son prédécesseur au moment de passer le flambeau intitulé,selon Joseph Kabila, accord pour la paix et la stabilité en RDC, ainsi que la possibilité de voir le scénario de 1960 entre l’ancien président Kasavubu et son premier ministre issu de la majorité parlementaire se répéter.

Rappelons que cet article indexé par maître Georges Kapiamba stipule que tout « ancien Président de la République élu est soumis à une obligation générale de réserve, de dignité, de patriotisme et de loyauté envers l’Etat. »


Pour être plus clair, cet article précise à son alinéa deuxième que cette obligation de réserve « implique notamment l’interdiction formelle de divulguer ou de révéler des secrets d’Etat ou des informations qui, en
raison de leur nature et/ou de leurs conséquences, ne peuvent être connues que des seules autorités nationales. »


L’article précise également que l’obligation de dignité « consiste à adopter un comportement ou des attitudes qui ne violent pas la loi, ni ne portent atteinte à l’ordre public et aux bonnes moeurs. »

Sur cet ordre d’idée, l’on se demande si les propos du cas d’école, le premier ancien président élu en vie, en rapport avec la possibilité de recourir au scénario de 1960, de dénonciation d’une justice, selon lui partiale contre son camp politique ( majoritaire au parlement) ou même son appel à la résistance contre le chef de l’état ne fâchent pas ce prescrit promulgué par lui-même, en son temps.

Moise Dix