RDC/Kasaï Central : Gilbert Kankonde, VPM de l’intérieur accusé de déstabiliser la province

RDC/Kasaï Central : Gilbert Kankonde, VPM de l’intérieur accusé de déstabiliser la province

2 octobre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

La déstabilisation des institutions provinciales du Kasaï Central est une hémorragie qui ne peut être arrêtée rapidement selon certains observateurs et la chasse aux femmes dans les postes des prises de décisions en est une illustration.

D’après un document d’une catégorie de forces vives de la province et particulièrement du territoire de Dibaya, dont une copie est parvenue à notre rédaction, le Vice premier ministre et ministre de l’intérieur Gilbert Kankonde est accusé d’être pièce maîtresse de la déstabilisation des institutions publiques du Kasaï Central, après sa décision de révocation de la cheffe de division provinciale de l’intérieur Madame Agnès Misenga Kabemba de ses fonctions, et pourtant nommée depuis 2012 dans un arrêté n° CABMIN/FP/USKD/SGA/060/2020 du 05 Mars 2012 portant désignation des agents de carrière de services publics de l’État.

Chose grave selon les dénonciateurs, le VPM n’a évoqué aucun motif, ni griefs en charge de la limogée dans sa prise de décisions, et l’aurait remplacée par son frère biologique Dibondo Mputu qui a été déclaré fausseur par l’exécutif provincial.

Ce couac arrive à quelques jours de la tenue du forum sur la paix entre les deux provinces voisines du Kasaï Central et Kasaï, initiée par le Chef de l’État Félix et donc lui-même pourra diriger les discussions.

Mais hélas, selon nos sources, les ressortissants de Dibaya qui fustigent ce geste et qui se disent mécontents seront dans les rues le mardi 06 Octobre prochain pour protester contre cette décision, et celle ayant changé à la tête de la division de mines le chef de division Balekelayi pour y remplacer quelqu’un dont la mission a été confiée pour déstabiliser la seule régie financière de la province, la DGRKAC.

Vraisemblablement indiquent-ils les femmes du Kasaï Central restent toujours à l’arrière plan et discriminée car après la suspension de Eugénie Misenga cheffe de division provinciale de la santé, est intervenue celle de Agnès Misenga de la division de l’intérieur, cela foulant au pied le combat que mènent jour et nuit les organisations féminines dans la défense et promotion des droits de femmes.

C’est ainsi que certains observateurs avertis, émettent une crainte sur un probable meilleur forum de la paix, car le terrain y étant déjà glissé, on risquerait de connaître d’autres conflits et pourtant on cherche à les maîtriser.

Ivan Honoré Mudiangombe