RDC-Beni/Insécurité : des ONG réclament le départ de l’administrateur du territoire et du commandant de la Police

RDC-Beni/Insécurité : des ONG réclament le départ de l’administrateur du territoire et du commandant de la Police

18 septembre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Les organisations de défenses de droits de l’homme dans le territoire de Beni au Nord-Kivu sollicitent le remplacement de l’administrateur du territoire, Donat Kibwana et du commandant de la police nationale congolaise (PNC), Colonel Jean-Pierre Umbi.

Dans Une déclaration publiée ce jeudi 17 septembre 2020′ ces organisations accusent ces deux autorités de passivité face à la montée en flèche de tueries des civils en territoire de Beni.

« Nous avons noté plusieurs cas de violations de droits humains dont le vol des biens et autres formes de tracasseries. Nous avions pris de mesures suivantes contre l’administrateur et le commandant de la police nationale congolaise pour demander leur départ. Nous demandons à leur hiérarchie de les remplacer dans l’immédiat » a expliqué Peleg Kavuthirwaki, activiste de droit de l’homme en territoire de Beni.

Peu avant cette action, la convention Pour le respect de droit de l’homme (Crdh) a déposé lundi une plainte contre le commandant de la police en territoire de Beni, le colonel Jean-Pierre Umbi. Selon cette ong, l’officier serait responsable de plusieurs désordres commis par ces hommes à oicha.

La plainte a été déposée à l’auditorat militaire après une journée tendue à Oicha, lundi dernier 14 septembre 2020, au lendemain de l’assassinat de deux personnes par des présumés éléments de forces de l’ordre.

L’officier de la police incriminé parle d’un montage grossier. Colonel Jean-Pierre Umbi se dit prêt à se présenter devant la justice militaire.

La population avait exprimé son ras-le-bol lors de la manifestation populaire du lundi en tuant un militaire de forces armées (Fardc) par justice populaire. Lors de cette manifestation plusieurs jeunes membres du groupe de pression « Véranda Mutsanga » avaient été interpellés par la police.

Suite à ces émeutes, l’autorité territoriale a suspendu sur l’ensemble de sa juridiction les activités des mouvements citoyens et groupes de pressions.

JEK