RDC/Kasaï central : Dieudonné PIEME enfonce les clous et fixe à 625.000FC la taxe de transfert des produits agricoles

RDC/Kasaï central : Dieudonné PIEME enfonce les clous et fixe à 625.000FC la taxe de transfert des produits agricoles

15 septembre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

De nouveau, la taxe de transfert des produits agricoles au cœur d’un grincement des dents au sein de la population du Kasaï central, particulièrement les acheteurs et évacuateurs des maïs en provenance de Mweka et Ilebo dans la province voisine du Kasaï.

Le gouverneur de cette province Dieudonné PIEME, n’a pas lâché prise, il vient une fois de plus de sacrifier ses frères voisins en fixant à 625.000 FC la taxe de transfert des produits agricoles de son territoire vers le Kasaï central, après l’époque de la hausse connue en début d’année (Janvier) et mi-avril passé.

Une situation qui a troublé les nerfs du comité d’acheteurs et évacuateurs des produits agricoles (CEPA) qui apporte certaines accusations dans le chef du numéro du Kasaï voisin, Dieudonné PIEME, l’homme qui ne partage pas les bonnes relations avec les autorités du Kasaï central après la débâcle des fonds alloués aux retournés d’Angola, du gouvernement central.

Les erreurs d’hier nous rattrapent.

Georges Mukenge président provincial du CEPA, indique quand à lui que cette décision est injuste car n’ayant pas obtenu un concensus de toutes les autorités de ces deux provinces et des opérateurs économiques du secteur agricole même, car ils sont victimes d’une mauvaise foi, et pourtant il y a peu lors de récents conflits à Bakwakenga, plusieurs de leurs dépôts de maïs ont été incendiés lors des incidents, ce qui a constitué d’énormes pertes dans leurs activités.

Georges Mukenge qui parle au nom de se pairs, se demande par quel mécanisme Dieudonné PIEME peut-il varier au cours d’une même année à trois reprises le prix de cette taxe, lorsque l’on sait que le budget annuel de sa province est en cours de son exécution.

A court terme, le président du CEPA sollicite un dialogue permanent entre les autorités de deux en vue de fixe un prix à la satisfaction de tous les opérateurs économiques pour que ces genres de scandales ne reproduisent et qu’ils mènent leurs échanges commerciaux sans aucun incident, de peur de tomber dans une faille commerciale, même s’il reconnaît le devoir de tout opérateur de payer les taxes pour la maximisation de recettes des institutions publiques.

Dans ces discussions, le CEPA souhaite être partie prenante sur base du principe  » Ce que vous faites sans moi, vous le faites contre moi ».

« Nous devons être associé aux discussions à la table pour que le montant soit discuté, examiné et validé au regard des réalités économiques et surtout avec toutes les pertes que nous avons enregistrées après les incendies de nos dépôts à Bakwakenga lors des conflits communautaires » a-t-il conclu.

Il s’observe par ailleurs sur le marché de Kananga, une flambée de prix de maïs, qui se vend à 2500Fc la mesurette, Meka.

Ivan Honoré Mudiangombe