RDC/RÉGIONALISME : S’insurgeant contre les discriminations interprovinciales, Denis Kambayi rappelle les dispositions des articles 30 et 51 de la constitution

RDC/RÉGIONALISME : S’insurgeant contre les discriminations interprovinciales, Denis Kambayi rappelle les dispositions des articles 30 et 51 de la constitution

10 septembre 2020 0 Par Grandjournalcd.net

À l’heure actuelle où le régionalisme semble prendre place au sein de l’opinion Congolaise, les voies se lèvent pour flageller, désapprouver et condamner ce phénomène du provincialisme véhiculé par les politiciens qui visent à discriminer les nons originaires. Sur Twitter, le Sénateur Denis KAMBAYI CIMBUMBU rejoint la cause en rappelant les méfaits de ce phénomène.

‹‹Après les mauvais souvenirs du 15 Août 1992, il me revient de constater que plusieurs politiciens Congolais ne lisent pas les dispositions des articles 30 et 51 de la constitution, mais aussi le statut de Rome sur la CPI, entré en vigueur depuis le 1er juillet 2002 en RDC››, a tweeté ce jeudi l’ancien ministre des sports et Coordonnateur de la Synergie des Notables et Associations du Grand Kasaï.

Ainsi, le Sénateur Denis KAMBAYI indique vouloir donner conseil aux politiciens Congolais. ‹‹J’ai comme l’impression qu’ils ne lisent pas le contenu des articles 30 et 51 de notre constitution››, regrette l’ancien ministre des sports, qui dit attendre la convocation de l’assemblée générale de la réunion du comité élargi de la Synergie des Notables et Associations du Grand Kasaï qui, semble-t-il, aura à se prononcer sur la question.

Rappelons que les articles 30 et 51 de la constitution indiquent respectivement que tout Congolais partout où il se retrouve doit vivre comme chez-lui. Il peut aller et revenir comme il veut. L’article 51 donne l’obligation à l’État d’assurer la coexistence pacifique et harmonieuse de tous les groupes ethniques du pays. Pour le gouverneur honoraire du Kasaï Central, tenir des propos contraires à ceux-ci c’est ‹‹une violation de la constitution››.

Dans la même logique, bien qu’elle ne revient pas sur le génocide anti-Kasaïens de 1992 à Lubumbashi, la charte du statut de Rome rappelle que des poursuites judiciaires peuvent être engagées par la CPI pour quiconque, qui se donnerait à tenir des propos d’incitation à la haine tribale, pratique qui a été à la base du génocide au Rwanda.

‹‹Les gens doivent réfléchir. Ils ne doivent pas penser que ce qui s’est passé en 1992 à Lubumbashi peut encore se reproduire››, interpelle le Sénateur, avant d’appeler la classe politique à mettre fin au régionalisme, y compris à Kinshasa, pour éviter non seulement des poursuites judiciaires au niveau international, mais aussi et surtout éviter un génocide communautaire.

David MWANIA