Les dessous des cartes du rachat de mck par necotrans révélés par jean philippe gouyet, l’ancien directeur général de necotrans 

Les dessous des cartes du rachat de mck par necotrans révélés par jean philippe gouyet, l’ancien directeur général de necotrans 

26 août 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le point de presse convoqué par le Président Pascal BEVERAGGI pour le compte de NB MINING AFRICA a apporté un peu plus de lumière sur un dossier qui a fait couler beaucoup d’encres dans le milieu de la presse congolaise. La lumière faite était l’œuvre de celui qui a dirigé cette société dès été 2014. Ce qui ne laisse plus aucune place aux polémiques ou aux analyses des réseaux sociaux.  

Voici l’intégralité de l’exposé de monsieur Jean Philippe GOUYET lors de ce point de presse, que nous vous transcrivons fidèlement ici :  
« En ma qualité du Directeur général du groupe NECOTRANS, j’ai pris mes fonctions au début de l’été 2014, avec la participation de notre actionnaire SOPHIE TALBOT et avec le codirigeant, le président GREGORY QUEREL (voir photos). Nous avons choisi de développer le groupe sur d’autres secteurs d’activités.  
 
Très rapidement, nous avions identifié la RDC puisque le groupe avait déjà une filiale NECOTRANS RDC sur place. Le groupe avait été créé il y a 30 ans par Monsieur TALBOT sous une autre dénomination en RDC, donc la RDC avait pour nous une valeur très très symbolique et nous avons très rapidement, dès mon arrivée, regardé quelques cibles notamment dans le domaine de transport et rapidement, nous avons été contacté par des banquiers d’affaires qui nous ont signalé une option, une possibilité  d’opportunité dans le domaine  minier avec la société MCK. Donc nous avons regardé le dossier avec nos conseils et très rapidement, nous nous sommes aperçus que cette société appartenait à une  personnalité politique toujours en fonction à ce moment-là et que ce même banquier conseil qui nous avait proposé cette opportunité était le même conseil de cette personnalité.  
 
Nous avons néanmoins démarré toutes nos négociations, avec comme interlocuteur cette personnalité politique et les différents conseils de la société et notamment de l’entité juridique qui était détentrice des actions de MCK à savoir : une société qui s’appelle ASTALIA qui est une société des droits mauriciens, donc non domicilié au Congo. Donc les négociations se sont déroulées avec des débats et entre l’été et l’automne 2015 (octobre 2015), nous avons réussi à finaliser notre acquisition et signé la cession des titres avec ASTALIA, propriétaire des titres de la société des droits mauriciens et dont la dirigeante, la propriétaire était l’épouse de cette autorité politique.  
 
Le montant de la transaction, j’ai vu que le chiffre a circulé dans la presse, donc il était de 140 000 000$ suite à la valorisation que nous, nous avions faite avec nos propres conseils. Alors, il y a eu beaucoup de petites histoires dans cette transaction notamment cette valorisation, elle reposait essentiellement sur les actifs de la société, mais sur un certain nombre des contrats en cours et effectivement après la signature, nous sommes arrivés avec Madame SOPHIE TALBOT, actionnaire de NECOTRANS pour prendre entre guillemet les clés de la société. Nous nous sommes aperçus que deux jours avant, un des contrats structurant de MCK avec la société Frontièr, venait d’être dénoncé, donc ce qui nous a mis dans une situation un peu compliquée, puisque la valorisation de la société reposait sur un certain nombre de contrats dans ce duel et on découvrait un peu en arrivant, que le dé était pipé et d’autre part, je reviens sur la difficulté de nos discussions avec nos banques pour le financement de l’acquisition et conformément à la réglementation internationale, la présence d’une autorité politique en fonction dans une transaction pour les banques est toujours sujette à caution. Donc nous avons enfin, dépendant de toutes ces péripéties, pris effectivement les clés de la société et effectivement NECOTRANS n’avait pas d’expérience dans le domaine minier et nous avons choisi de faire appel à un de nos partenaires industriels sur le continent africain, Monsieur PASCAL BEVERAGGI, qui avait une expérience reconnue dans le secteur minier pour venir nous accompagner dans le développement de cette nouvelle activité. Voilà comment s’est fait l’acquisition, une opération industrielle visant à développer le groupe NECOTRANS sur un nouveau pilier d‘activité et c’est vrai qu’à la lecture de la presse depuis ces derniers mois, j’ai notamment lu, sans entrer dans les polémiques des choses assez ahurissante et que je me dois de contester avec la plus grande vigueur. Il est souvent rapporté que monsieur BEVERAGGI était le seul allié du groupe NECOTRANS, qu’était le seul allié de MCK. Je m’inscris totalement en faux. Monsieur BEVERAGGI était partenaire opérationnel et économique pour certaines de nos activités sur le continent africain, mais il n’a jamais été un salarié de NECOTRANS et de MCK, d’ailleurs de n’importe quel autre groupe et n’a jamais participé à la moindre négociation en vue de la finalisation de cet accord.  
 
Voilà le début de l’histoire, alors après, c’est notre histoire et nos problèmes financiers qui dès 2017, pour différentes raisons, le groupe a fait face à des difficultés financières, nous avons dû ouvrir une procédure de redressement judiciaire, la mise en place d’un plan de cession d’actifs qui était mise en œuvre dès l’été 2017 et pour aboutir, ça ce sont des procès de cession d’entreprises en cas d’un plan de cession d’actifs, et le tribunal de commerce au mois de décembre 2017 a validé notre plan de cession à différents groupes par pôles d’activités et notre pôle d’activité minier a été sur décision du tribunal de commerce cédé au groupe OCTAVIA, qui avait fait une offre de reprise.  
 
Voilà très rapidement avant de répondre à d’éventuelles questions par la suite, le cheminement historique de l’acquisition du groupe, projet totalement industriel pour notre développement, jusqu’à nos difficultés financières et la cession  par la décision du tribunal de commerce de céder l’entreprise par appartements. »  
La pertinence des éléments évoqués ici permettent de pousser le raisonnement très loin sur les droits et taxes de l’Etat congolais. Etaient-ils perçus ? Seuls les services d’impôts sauraient répondre à cette question. La charge reviendrait à l’inspection générale des finances (l’IGF), le cas échéant. 
Pour mettre un terme à cet article, nous postons ici la photo prise le jour de la signature du contrat entre MCK et NECOTRANS, ce qui fait observer que le Président Pascal BEVERAGGI était absent. Certaines polémiques devraient-être dépassées et laisser travailler tranquillement NB MINING AFRICA. 


La rédaction