RDC/UDPS-Kasumbalesa : « Base Bilanga », une milice udpsienne désavouée par la hiérarchie du parti présidentiel

RDC/UDPS-Kasumbalesa : « Base Bilanga », une milice udpsienne désavouée par la hiérarchie du parti présidentiel

23 août 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le Secretaire Général de l’Union pour la Democratie et le Progrès Social a donné hier la position du parti qu’il dirige face au phénomène « Bilanga » entretenu par une certaine »base » se réclamant de l’UDPS à la frontière entre la RDC et la Zambie.

Sur la situation à la frontière de Kasumbalesa, Augustin Kabuya ne reconnait pas la fonction de president au nommé « Tshiswaka ». Lui, qui se dit « president de l’UDPS-Kasumbalesa et donc à la tête de ce phénomène « inciviques ».

Face au danger que représente de plus en plus ce phénomène, Augustin Kabuya a fait appel à l’autorité urbaine.
« Personne n’est au-dessus de la loi », a-t-il dit hier sur les ondes de la chaîne Nationale.

Une position qui corrobore, sans étonnement, à celui du secrétaire général des jeunes du parti présidentiel. Ted Beleshayi voit rouge le fait que les autorités provinciales ou locales du Haut-Katanga « mettent sur le dos de la hiérarchie de l’UDPS leur impuissance ou leur incompétence ». Il a rappelé que l’action la plus efficace face à l’anarchie « c’est la coercition de l’Etat,elles doivent être à la hauteur », s’est-il écrié avant hier dans une réaction sur les réseaux sociaux.

Située sur les route et chemin de fer (SNCC) reliant Lubumbashi et Kitwe, Kasumbalesa , le poste frontière entre la RDC et la Zambie, est devenu un théâtre de l’anarchie. Située à 96 kilomètres de Lubumbashi, cette entité frontalière est prise d’assaut par des individus se réclamant de l’UDPS. « Personne ne peut bouger lorsque le drapeau de l’UDPS est entrain d’être hissé », nous raconte un commerçant, témoin des exactions. Sur les réseaux sociaux des vidéos circulent où l’on peut apercevoir les éléments de « base Bilanga »( comme ils se font appeler) déguerpir l’armée, séquestrer et interroger des militaires et des policiers, « ce pouvoir est nôtre » disent-ils en ciluba ( langue majoritairement parlée sur l’espace kasaien).

« Ils ont même érigé des tentes ou toutes les marchandises qui traversent de la Zambie doivent être dédouanées, se substituant ainsi aux services compétents de l’État au détriment des caisses publiques », renchérit notre témoin du nom de Kashimbo.

Moïse Dix