RDC/Kananga: les victimes des massacres de Nganza ont marché aux côtés de la Lucha pour exiger une justice internationale

RDC/Kananga: les victimes des massacres de Nganza ont marché aux côtés de la Lucha pour exiger une justice internationale

20 août 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Trois ans après les victimes des massacres de Nganza et Mulombodi dans la ville de Kananga, au Kasaï central, n’ont jamais trouvé une justice sur leurs réclamations, malgré plusieurs efforts fournis à propos.

Situation étant catastrophique, les militants du mouvement citoyen lutte pour le changement (Lucha) et les victimes de ses atrocités réunis au sein du collectif des associations des victimes de massacres du Kasaï ont marché ce jeudi dans la ville de Kananga.

Les manifestants à cette marche, partie du Pont Nganza, séparant la commune du même nom et celle de Kananga, jusqu’au Bureau de la Monusco Kananga, ont déploré l’inobservation par la justice congolaise de tous ces massacres enregistrés dans cette partie du pays, qui ont vu les victimes continuer à vivre dans la calamité, sans que justice soit rendue en leur faveur.

Ce pourquoi ils exigent, selon le mémorandum déposé à la mission onusienne, l’implication de la communauté internationale pour que justice soit faite dans le dossier des massacres enregistrés dans la commune de Nganza en 2017 lors des évènements du phénomène Kamwina Nsapu.

Ils veulent par ce document adressé au Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres par cette action, l’interpeller sur la nécessité d’impliquer la communauté internationale pour une justice internationale en faveur des victimes des massacres et violations des droits humains perpétrés du 28 au 30 Mars 2017 dans la commune de Nganza à la suite des échauffourées entre les forces de l’ordre et les présumés miliciens attribués au chef coutumier Kamwina Nsapu.

Les victimes des massacres et la Lucha qui constatent que trois ans après que ces incidents aient été intervenus, la communauté internationale et autres juridictions compétentes internationales en matière de crimes contre l’humanité et en temps des conflits gardent un silence complice qui place les victimes dans une situation de désespoir.

Parmi les associations ayant marché, on retrouve, Je suis Nganza, je réclame justice, Mulombodi, etc.

Des organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme, ont toujours rapporté plus de 3000 victimes, femmes, hommes et enfants qui ont été tués, torturés et violés lors de ces événements malheureux, à caractère de crime contre l’humanité et crime de guerre.

Notons l’espace grand Kasaï a connu entre 2016 et 2017, des sanglants affrontements entre les miliciens attribués au chef coutumier Kamwina Nsapu et les forces loyalistes, qui ont vu beaucoup des dégâts matériels et des pertes en vies humaines être enregistrés.

Ivan Honoré Mudiangombe