RDC/CENI : ‹‹Il faut enlever la société civile et les confessions religieuses dans la composition du bureau de la CENI›› (Congo Positif)

RDC/CENI : ‹‹Il faut enlever la société civile et les confessions religieuses dans la composition du bureau de la CENI›› (Congo Positif)

10 août 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le parti politique Congo Positif a, au cours d’une conférence de presse organisée ce lundi 10 Août 2020 à Kinshasa, présenté à l’opinion les fruits de ses réflexions sur les questions liées au processus électoral ainsi que des propositions concrètes sur la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

S’agissant du choix des animateurs de cette institution d’appui à la démocratie, Congo Positif exige la modification de l’article 10 de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, et spécialement sur l’origine des membres de son bureau et ceux de sa plénière. Pour Congo Positif, la question électorale étant éminemment politique, il s’avère important de confier ‹‹l’entière responsabilité à la classe politique››.

‹‹Il est de bon aloi sur les hommes d’Eglises qui en fait sont nos autorités spirituelles soient préservées des attaques politiciennes dictées par le besoin de positionnement des uns et des autres››, a indiqué ce lundi le communicateur officiel du  »parti anti-chômage », avant d’inviter à relever le caractère majestueux des responsables des confessions religieuses. ‹‹Ceux qui représentent le sacré dans notre pays ne doivent pas être mêlés à ce qui est temporel››.

Face aux journalistes, Congo Positif a ainsi évoqué le relation qui existe entre d’une part, la gestion par les confessions religieuses du Fonds National de Solidarité contre la Pandémie du Coronavirus à laquelle les hommes d’Eglises avaient décliné, et d’autre part, la gestion quotidienne de la Centrale Électorale. Pour le parti de Dieudonné NKISHI, les chefs spirituels devraient donc se désengager de la conduite de la CENI, et devraient à la place reprendre leur rôle d’observateurs.

‹‹S’il est vrai que le statut de Chef spirituel est incompatible avec la gestion au quotidien des fonds publics liés à la Covid-19, il n’en demeure pas moins vrai que cette incompatibilité soit plus accentuée aussi bien dans la gestion des fonds publics alloués à la CENI que leur responsabilité civile, politique et morale à la tête de cette institution. Non, un peuple ne peut pas se tromper trois fois en confiant la présidence de la CENI à la société civile en général et aux confessions religieuses en particulier car en 2006, 2011 et 2018, les résultats des élections ont failli conduire le pays à la catastrophe à cause de la société civile››, poursuivra le parti anti-chômage.

Ainsi, Congo Positif propose que la gestion de la CENI soit faite par la classe politique Congolaise qui, selon ce parti politique, a aujourd’hui plus que jamais, une maturité qui n’est plus à prouver. ‹‹A ce jour, le gouvernement de la République est composé du FCC et du CACH jadis opposés, (…) Il en est de même pour les bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat au sein desquels les acteurs politiques de tous les courants politiques sont présents (FCC, CACH et LAMUKA) sans aucun représentant de la société civile››. Pour Congo Positif, cette évidence devrait donc être appliquée à la CENI.

David MWANIA