Démocratie : Joseph Kabila et sa magistrale leçon de démocratie au niveau continental

Démocratie : Joseph Kabila et sa magistrale leçon de démocratie au niveau continental

7 août 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Il est constamment considéré comme l’une des figures de la dictature africaine caractérisée par des mandats élastiques. Il a été victime d’une campagne médiatique scandaleusement loin de la réalité, même si celle-ci a pris du temps pour paraître à l’évidence.

Oui l’évidence est là aujourd’hui, et tout le monde en parle. Si hier la RDC de Joseph Kabila était considérée comme pire élève en matière de démocratie et de respect des droits de l’homme jusqu’au point de voir un president français ( François Hollande) débarquer à Kinshasa ( lors de la fête de la francophonie) pour « humilier » sans vergogne son premier citoyen, aujourd’hui peu pourront se permettre de le réaffirmer. Du moins pas en considérant les faits tels que nous allons les présenter ici.

Tenez, Joseph Kabila , à 47ans est devenu le seul président africain, incriminé de dictateur, à organiser les élections, sans appuis extérieur et sans être lui-même candidat.

Il est le premier à céder pacifiquement le pouvoir à un candidat issu du camp adverse. Avec à la clé, une passation pacifique du pouvoir au sommet de l’État.

Félix Tshisekedi, fils d’Étienne Tshisekedi n’avait-il pas rendu hommage à Joseph Kabila pour être resté « imperturbable » malgré toutes les calomnies dont il a longtemps été victime ?

En République Démocratique du Congo, on ne saurait le voir. Ce, jusqu’à ce qu’on guette la réalité chez nos voisins.

En Côte d’Ivoire, on vient de vivre un revirement à 360° du président ivoirien, Allassane Ouattara dépose sa candidature pour la présidentielle prévue en octobre après la mort de son dauphin, l’ex premier ministre décédé il y a près d’un mois.

A cela s’ajoute Alpha Condé, 82 ans désigné candidat par son parti pour un troisième mandat. Denis Sassou Nguesso et Paul Biya,eux font pire. Le premier a pour la première fois passé 13 ans au pouvoir et revenu 5 ans après , soit en 1997 pour s’éterniser jusqu’à ce jour. Le second lui, quoi que saturé des jours, s’éternise encore sans une ombre d’interpellation à l’échelle internationale.

On peut également cité Théodore Obiang, Kaguta Museveni, Paul Kagame qui pourra d’ailleurs resté president à vie après la dernière modification de la constitution…

A la lumière de ces faits que dire de Joseph Kabila ? Lui qui répondit à l’appel spontané pour servir son pays. A 29 ans , Joseph Kabila a pris les reines de la terre de ses ancêtres alors déchirée de tous bords par des milices et groupes armées. Quoique le premier président congolais à organiser les élections démocratiques législatives et Présidentielle. Et ce, trois fois successivement, on en est encore à se questionner sur ses bonnes intentions pour son pays, pire : à lui faire porter le chapeau des diverses exactions commises dans le pays qu’il a pris la peine de réunifier, stabiliser et léguer à son successeur, fils de son pire adversaire, avant de se retirer dans la périphérie de la capitale.

Les pires ennemis de Kadhafi du hier seront prêts aujourd’hui à tout pour ramener le « guide lybien » à la vie, si cela était possible. Attendra-t-on qu’il (Joseph Kabila) trépasse comme ce fût le cas de son père (Mzee LDK) avant de lui reconnaître ses merites ?

Moïse Dix