RDC-Beni/meurtre de l’infirmier Joseph kambale : les infirmiers accusent le ministère public de protéger les bourreaux, auteurs du meurtre de leur collègue

RDC-Beni/meurtre de l’infirmier Joseph kambale : les infirmiers accusent le ministère public de protéger les bourreaux, auteurs du meurtre de leur collègue

28 juillet 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Les infirmiers de Beni au Nord kivu menacent de déclencher une grève séche dénommée « Beni sans hopital » dans 48 heures si le flou persiste dans le procès contre les présumés meurtriers de leur collegue, Joseph Kambale. Ils l’ont dit dans un sit-in éffectué ce mardi 28 juillet 2020 à la mairie de Beni.

Ces infirmiers se disent dégoutés du procès contre les présumés meurtriers de leur collegues, Joseph Kambale. Dans leur mémorandum déposé à la mairie, ils accusent le ministère public de protéger certaines personnes citées par les prévenus envue de faire éclater la vérité.

« Nous sommes mécontents de la non mise éxecution des ordres du tribunal exigeant la présentation des deux suspects cités par les prévenus. Le ministère public s’est contredit dans ce sens. Après avoir entendu les supçons au tour de l’un des suspects, nous l’avons auditionné et nous savons là où il est ,… » a dit l’infirmier Obin Poshomboli.

Ces professionnels de santé exigent la protection des parties au procès suite à leur déclaration. Dans 48 heures, ils menacent de déclencher l’action dénommée  » Beni sans hopital » afin de retrouver les vrais assassins de cet infirmier.

« Et vu ces mécontements, nous décidons de passer aux actions ci-après dans les 48 heures: nous déclarons « Beni sans hopital » c’est-à-dire que toutes les formations sanitaires de la zone de santé de Beni, les laboratoires, cliniques,… sèchent toutes les activités de soin sauf l’hopital général pour les urgences » a-t-il expliqué.

Lors de l’audience tenue le lundi à la mairie de Beni, l’un des prévenus a avoué qu’ils étaient financé par un tiers envue d’assassiner l’infirmier supérviseur Joseph Sivasima kambale, tué la nuit du 21 au 22 juillet 2020 à Beni Paida.

Jonathan Kataliko