Tribune : Pandémie VS Bonheur, le dilemme de 2020

Tribune : Pandémie VS Bonheur, le dilemme de 2020

17 juillet 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Aujourd’hui, je veux partager avec vous d’un étrange dilemme que l’on peut vivre actuellement : LE DROIT AU BONHEUR.

Regardez, ces temps sont très difficiles. La pseudo pandémie se propage, certains sont encore enfermés tandis que d’autres sont en déplacement. Certains pays ont repris un rythme avec une nouvelle normalité, masques, distance sociale, tests, alors que d’autres sont à l’arrêt total avec des conséquences dramatiques, comme c’est le cas des certains pays africains où 80 % de l’économie est à l’arrêt, des milliers d’entreprises ont mis la clé sous la porte, les employés sont renvoyés chez eux sans aucune indemnité et d’autres meurent littéralement de faim au sens propre, car ils n’ont plus aucun moyen de subvenir à leurs besoins.

Il faut savoir qu’ici, nous n’avons même pas l’aides de l’Etat pour les entreprises et les particuliers. Les règles professionnelles employés/ employeurs, ne sont pas les mêmes qu’en Europe. En Afrique, 80 % du tourisme, que ce soit les grandes entreprises, les métiers annexes et le travail que cette industrie offrait aux locaux, tout a été stoppé. Ce continent est devenu vide, avec des déplacements sans embouteillage, un ciel bleu sans pollution, avec un taux de mortalité et de pauvreté qui dépasse tout entendement et qui ne s’arrêtera pas de sitôt.

Au milieu de tout ça, dans le reste du monde, la lutte pour la justice sociale continue, le paysage politique et économique continue de changer. Je vous avais dit dans un article que rien ne serait jamais comme avant. Ici, nous parlons de new normal, c’est-à-dire d’une nouvelle normalité.

Une nouvelle vie normale

En Afrique, les politiciens s’expriment d’ailleurs ainsi : vous devez apprendre à vivre avec le Coronavirus de la même manière que vous vivez avec votre femme ou votre mari, côte à côte pour le reste de votre vie.

Dans le monde entier, il y a de l’agitation, de la violence et de la brutalité puis de l’injustice, racisme, de la colère, de la souffrance et un avenir incertain.

J’ai abordé bon nombre de ces réalités avec vous sur cette page, dans tous mes articles, alors permettez-moi de changer de vitesse aujourd’hui. Permettez-moi de revenir sur un sujet profondément spirituel dont j’entends beaucoup parler : notre droit à être HEUREUX.

Etre heureux, un réel droit

Parce que la question est bien celle-ci, n’est-ce pas ? Peut-on continuer à être heureux alors que le monde part à vau-l’eau ?
Ai-je le droit de continuer à vivre ma vie dans la joie alors que certains ne vont jamais se sortir de cette infâme manipulation médiatique, politique et économique ? Alors que beaucoup ont perdu et vont perdre leur emploi, leur business, tout leur argent ou leurs biens, et pour d’autres, leur vie ?
Est-ce que je peux continuer à sourire, à aimer, à me faire plaisir ?
Puis-je encore être heureux ou heureuse aujourd’hui ?

La vérité est que beaucoup de gens ne veulent pas montrer qu’ils sont HEUREUX en ce moment ou même essayer d’être HEUREUX. Ils se sentent même coupables juste le fait d’y penser, ou juste le fait de rechercher, ou d’exprimer ce bonheur.
Qui suis-je pour être heureux ? Comment oser être heureux alors que le monde est en train de s’effriter, de se craqueler en mille morceaux de tous les côtés ?

Se permettre d’être heureux

D’ailleurs les vampires d’ambition, ceux et celles qui vivent avec un esprit malveillant ne manqueraient pas de me juger afin de pimenter leur vie s’ils me voyaient être heureux…
Alors, je viens ici dans cet article, contrer ces vampires d’ambition, ces préjugés et vous dire, et te dire, toi qui est en train de lire ce billet à cet instant :

‘’Permets-toi justement d’être heureux ou heureuse ! Donne-toi la permission, offre-toi la paix de l’esprit et la paix du cœur, offre-toi le don d’être heureux. Le bonheur est une faculté de l’esprit. C’est un état d’être qui s’acquiert par un mode de pensée spécifique, par l’acceptation de vivre le moment présent’’.

Vous pouvez vous soucier du monde, vous préoccuper de l’avenir, vous pouvez avoir de la compassion pour ceux qui souffrent et même contribuer à les aider, être actif est faisable, vous pouvez vous battre pour des choses importantes, ou pour une cause qui est la vôtre. Et cette cause n’a pas besoin d’être la même que celle pour laquelle un autre se bat. Si c’est la vôtre, cela suffit amplement. Et vous pouvez simultanément être HEUREUX, être heureuse personnellement quoi que vous fassiez.
Vous pouvez avoir une mauvaise journée ou une mauvaise semaine. Il est possible d’être terriblement bouleversé, malheureux et en colère à propos de certaines choses dans la vie. Vous pouvez être en colère vis-à-vis des décisions politiques, énervé vis-à-vis des lois dictatoriales qui pointent le jour, puis en colère vis-à-vis des mensonges autour de cette mascarade politique qui consiste à instituer un Nouvel Ordre Mondial, politico économique, car entre parenthèses, pour ceux qui gèrent la société mondiale, il n’y a que ça qui compte : le pouvoir et l’économie.

S’autoriser à être heureux

Alors oui, vous avez le droit d’être en colère, d’avoir les dents qui se serrent et d’avoir la rage, tout en étant reconnaissant et HEUREUX à propos du don que vous avez reçu, celui d’être en vie, le don de la vie.
Je suis sorti ces dernières semaines de la folie furieuse autour du Covid-19 des problèmes économiques, et j’ai décidé de me placer plus haut sur la colline et de regarder d’en haut.

J’ai fait cela pour avoir un autre regard. Car, quand on est la tête dans le sac, on ne voit plus rien, hormis les bords du sac et toute la merde dedans. Excusez-moi du terme !

Mais si on s’autorise à quitter tout ça, à s’excentrer, à prendre du recul, à faire une retraite, un reset, à reposer ses pensées, à mettre sur la table ses aprioris et à faire une grande machine à laver, alors tout prend sens.

Mes combats, ma lutte

Ces 3 derniers mois, je me suis battu contre l’injustice, je me suis aussi battu pour préserver ce que nous avons comme valeurs. Je me suis battu des heures et des heures à créer, aider et innover puis répondre aux courriers et chercher des idées nouvelles, donner de l’espoir et apporter des solutions concrètes.

Certaines expériences et projets ont fonctionné, d’autres non, mais it’s OK. Seuls ceux qui restent assis sur le fauteuil à regarder ceux qui essaient, ne feront jamais de flop ou d’erreur. Puis après ces 3 mois infernaux, j’ai dit STOP ! Ce qu’il faut après tout, pour vivre et respirer la grâce de vivre, c’est de retrouver un coin de paradis qui nous ramène à l’essence même de la vie et non à l’essence de la société qui a été créée par l’homme. Je me suis donné l’autorisation de continuer à être heureux, à vivre la joie d’exister.

Etre heureux, une nécessité

Gandhi l’a montré. Mandela aussi. Tout comme Le Dalaï Lama et Ajan chah ainsi que Mère Theresa. Vous verrez peut-être qu’il est POSSIBLE de faire face aux difficultés, à l’injustice, à un monde incertain et souvent hostile… et malgré tout d’ÊTRE HEUREUX. Et je vais vous dire, que cela n’en déplaise à certains, ce n’est pas seulement possible, c’est nécessaire pour la paix en vous, et pour la paix dans le monde, pour le progrès, pour votre clarté d’esprit, pour la clarté de vos actions et de vos choix, pour l’amour de son prochain, pour le respect de tous les vivants, pour le respect de la VIE.

N’oubliez pas, n’oubliez jamais que vous devez et méritez d’être HEUREUX ! Tous ceux et celles qui m’ont fréquenté de près, savent que je suis un heureux de nature. Je vie la joie au quotidien, même dans l’adversité. Attention, j’ai comme tout le monde mes dépressions, mes coups de blues, mes jours sans, mes pleurs, mais tout ça ne dure jamais très longtemps. Car je me rappelle juste que le temps qui m’est imparti, est précieux et incertain.

Histoire tibétaine

Je me rappelle aussi cette histoire tibétaine : Un lama tibétain a vécu toute sa vie dans une lamaserie. A ses 20 ans, son maître lui dit qu’il est temps de quitter les lieux et d’aller vivre dans le Monde. Le jeune lama refuse, mais le maître insiste en lui disant qu’il doit finaliser son apprentissage en allant vivre dans le Monde. Le jeune lama demande alors à son maître quel conseil il peut lui donner avant de partir. Le maître alors lui donne une bague et lui dit : « Le jour où tu ne pourras plus prendre de décision par toi-même, tu enlèveras la bague de ton doigt et tu liras le message qui est inscrit dessus ».
Le jeune lama part donc dans le Monde. Il se fait happer par les choses du Monde… et se met à voler des choses. Alors qu’il vient de voler des bijoux qui appartenaient à des brigands, il se fait poursuivre par ces derniers. Il court de toutes ses forces, car ceux-ci sont armés et veulent le tuer. Le jeune Lama arrive alors au bord d’une falaise de 200 mètres de haut et voit le vide en bas. Alors ce lama se retourne et voit les brigands arriver. Il sait qu’en restant là, il se fera tuer, et il sait que s’il saute la falaise, il se tuera. Le lama ne sait plus quoi faire et se souvient de la bague. Il la retire de son doigt et lit le message : « ça aussi, ça passera !!! ».

Notre vie nous appartient

Mais après tout, ma vie m’appartient, tout comme la vôtre vous appartient, non ? Dans l’ensemble, sur le long terme, et en particulier au cours des 22 dernières années, cela a été un CHOIX conscient d’être heureux, de rendre cela vraiment important, d’apporter de la joie dans ma vie, de vivre ma vraie nature, de travailler sur mon état d’esprit, d’arrêter les pensées négatives abusives, de vivre chaque jour avec autant d’intégrité et d’intention bienveillante que possible sans m’attendre à être toujours parfait.

J’ai passé mon temps à répondre à ces questions encore et encore :
Pourquoi et à qui je peux rendre grâce, aujourd’hui ?
Comment mon moi le plus élevé, mon âme, mes anges feraient face à cette situation ?
Comment puis-je contribuer aujourd’hui ?
Si c’était mon dernier jour, je ferais quoi ? Et de quoi serais-je heureux ?

Ce sont nos émotions et nos idées quotidiennes qui façonnent notre vie. Et nos émotions peuvent être choisies et façonnées en nous posant les bonnes questions, en communiquant avec les bonnes personnes et en nous autorisant à être heureux, c’est-à-dire, à vivre.
Nous vivons dans un monde où le mode RÉACTION est devenu le maître. Ça ne me plait pas je réagis, ça me plait je réagis. J’ai une émotion ou une idée qui me traverse l’esprit ? VITE, VITE, VITE, je dois la dire.

Le bonheur ce travail

Nous pouvons choisir de ne pas être réactifs, ou cyniques, ni même facilement offensés ou blessés. Non pas parce que les choses sont « mauvaises » ou « bonnes », mais parce que 50 ans de science psychologique, sociologique et les neurosciences aujourd’hui suggèrent qu’il existe des émotions plus efficaces et productives qui nous aident à mieux faire face, à nous sentir mieux, à aimer mieux, à donner mieux.

Le travail de la vie consiste souvent à traduire toute émotion raisonnable en un état d’être actif qui nous permet de nous sentir mieux et de mieux servir. Je ne prétends pas que c’est facile. Tout le monde ne peut pas y arriver facilement. Je reconnais que cela se cultive chaque jour et demande de la discipline et de la volonté. Par contre, je sais juste que tout le monde apprécie le bonheur, la reconnaissance et le mérite, et tout le monde doit TRAVAILLER pour le cultiver, le maintenir, l’apprécier, le vivre. Le bonheur est difficile, car il n’est pas là à chaque seconde.

Le secret d’une vie heureuse

Pour accéder au bonheur, nous devons faire un effort constant. Mais ça vaut le coup, et c’est ça, le secret d’une vie heureuse. Alors n’ayez pas honte de cultiver le bonheur pendant ces périodes difficiles que nous traversons, puis, pour toutes celles que nous allons traverser. N’ayez pas peur de travailler dur pour aider les autres à se sentir plus heureux aussi.

Encore une fois, vous pouvez être bouleversé par les problèmes et les situations. Je pense que nous le sommes tous, sauf les ignorants et ceux qui vivent dans le déni. Cependant, nous pouvons simultanément conserver et nourrir notre gratitude. Tout comme notre respect pour la vie. Nourrir notre bonheur et notre joie. Cela même, au milieu des turbulences et de ces périodes critiques, périodes de ruptures sociales puis technologiques ou encore économiques, écologiques et organisationnelles puis paradigmatiques.

Un pouvoir : Le choix du bonheur

Vous pouvez dire qu’une personne en joie ou heureuse aujourd’hui est une personne folle, trop positive ou trop optimiste. Cependant, entre vous et moi, CHOISIR LE BONHEUR quotidien est un super pouvoir. Nous pouvons tous activer et que nous devrions toutes et tous, activer.

Je peux apporter à manger à ceux qui n’ont plus les moyens de se nourrir. Je vois chaque jours la misère et la souffrance. Je sais que je suis le privilégié. Mais comme je peux vous le dire : je rends grâce d’être privilégié et de pouvoir apporter ma contribution ainsi.

Nous n’avons rien à perdre mais tout à gagner en essayant. Gagner la paix du cœur et la joie d’avoir vécu une existence sans regrets. Alors pour devenir vous, pour vous réveiller, afin d’enlever le voile opaque qu’on a mis devant vos yeux depuis votre naissance, posez-vous quelques minutes par jour, en fermant les yeux et rappelez-vous… Juste fermez les yeux, respirez, abandonnez-vous à l’amour qui coule en vous. Et rappelez- vous…

Souvenez- vous de qui vous êtes.
Rappelons-nous qui nous sommes.
Rappelle-toi qui tu es.
Et ne laisse personne te définir…

Au passage, je vous remercie d’être présent sur mon chemin. Partagez cet article pour que ce bonheur et cette joie de vivre deviennent contagieux. Mettez-moi dans les commentaires pourquoi vous vous autorisez à être heureux ou heureuse aujourd’hui et demain.

Avec Amour, Bonheur et Passion !

Jean Pierre Kambulu Kimuanga Wa Mbuyi