RDC: Qu’est-ce-qui se passe à la C.C ? Et comment, Benoît Lwamba, sous sanctions européennes a foulé le sol belge ? On vous explique ici

RDC: Qu’est-ce-qui se passe à la C.C ? Et comment, Benoît Lwamba, sous sanctions européennes a foulé le sol belge ? On vous explique ici

15 juillet 2020 7 Par Grandjournalcd.net

Le jeu de ping-pong initié à la très prestigieuse Haute Cour inquiète et étonne. Benoît Lwamba a démissionné ou non, ça c’est une question. Si oui, pourquoi sa démission a-t-elle été démentie par la suite, mais pris en compte par ses pairs ? Ça c’est une autre.

En effet, le président de la Cour Constitutionnelle, qui par conséquent exercé les fonctions de président du conseil supérieur de la magistrature a bel et bien démissionné, nous indique une source à la présidence de la République. Notre source qui a requis l’anonymat confirme que Benoît Lwamba avait déposé sa démission en bonne et dûe forme auprès du président de la République depuis le 27 juin 2020.

Pour des raisons politiques encore non élucidées, le président de la République et le démissionnaire de la cour constitutionnelle avaient convenu de garder secrète cette démission. Notre source confirme qu’en réalité, Benoît Bindu Lwamba n’a pas pu supporter la pression politique qu’il subit du côté des cadres du FCC ( front commun pour le Congo) de Joseph Kabila.

Le président de la Cour Constitutionnelle qui a craqué face aux injonctions accompagnées de menaces de tout genre dont il était victime à chaque fois que la cour constitutionnelle a été saisie à propos des questions sensibles touchant les intérêts du Camp politique précité. Il s’agit notamment des ‘affaires AFDC-A, déchéance Atou Matubuana, Destitution Jean-Marc KABUND,etc.

« Au FCC on a mal digéré ses positions lors des derniers dossiers politiques. Le président Benoît avait invité ses collègues à trancher en faveur de Jean-Marc KABUND et le dossier AFDC-A en faveur de Bahati Lukwebo » nous informe-t-elle. Une position qui ne tiendra malheureusement pas face à la loi de la majorité. Malgré, le FCC a vu en cet homme un obstacle dangereux contre leurs ambitions surtout dans cette cour qu’ils tiennent coùte-que-coûte à contrôler » poursuit-elle.

« Il a subi des menaces au téléphone » ajouté notre source, « Avec l’âge, je ne saurai pas supporter longtemps ces menaces » lâchera finalement au chef de l’État Benoît Lwamba lors d’une entrevue informelle avec Félix Tshisekedi avant de solliciter son concours pour l’évacuer en toute sécurité en dehors du pays.

Félix Tshisekedi accédera à sa demande et ira lui-même sollicité une mesure de grâce pour le président de la Cour Constitutionnelle auprès du roi belge, n’oublions pas que Benoît Lwamba est toujours sous sanctions de l’Union Européenne et américaines qui lui interdisent entre autre l’accès aux États-Unis où en Europe.

 » C’est ce qui a expliqué entre autre le spontané voyage privé du chef » nous a-t-elle confié. Informé du déplacement clandestin de son président, plusieurs membres de la cour constitutionnelle ont voulu s’enquérir de la situation et c’est alors que la première lettre de démission du président de la Cour Constitutionnelle fera irruption sur les réseaux sociaux. « C’était une fausse copie cette fois-là » poursuit-elle.

Le directeur de cabinet, respectueux des consignes de son chef, va produire un démenti en entendant le feu vert de Benoît Lwamba. Dans cette agitation, un autre juge preséant va brusquement convoqué l’ assemblée afin de prendre acte d’une lettre de démission non certifié par le directeur de cabinet.

C’est ce qui expliquera l’intervention brutale des éléments de l’agence nationale de renseignement (ANR) qui vont invité le président ad intérim de la Cour Constitutionnelle et le directeur de cabinet de Benoît Lwamba à remettre les documents sensibles, sceaux et les copies de la démission de Benoît Lwamba le temps que tout rentre dans l’ordre.

Le président de la République a pris acte, malgré lui, du procès verbal de la prise d’acte de la démission de Benoît Lwamba qui, comme l’estime notre source, pourrait ne plus revenir au pays de si tôt, craignant pour sa sécurité. Dossier à suivre…

Moïse Dix