RDC : l’hypocrisie de Félix Tshisekedi dans la gestion du remplacement de Jean-Marc Kabund à l’AN

RDC : l’hypocrisie de Félix Tshisekedi dans la gestion du remplacement de Jean-Marc Kabund à l’AN

12 juin 2020 0 Par Grandjournalcd.net

« Après consultation du Directoire du Parti sous la houlette de la Haute Autorité Politique de Référence du Parti( Félix Tshisekedi « N.D.E »)
UDPS dépose la candidature unique au poste de 1er Vice-President du Bureau de l’Assemblée Nationale » informait maître Jacquemin Shabani quelques jours après l’éviction de Jean-Marc Kabund à ce poste.

S’il est vrai que Patricia Nseya avait été choisie au goût du chef de l’udps qui demeure, sans doute, Félix Tshisekedi, à la lumière de ce tweet de ce cadre du parti présidentiel, il est également visible que Félix Tshisekedi n’a pas cautionné l’éviction de son général à ce poste stratégique du bureau l’assemblée nationale.

La loyauté de Jean-Marc Kabund envers Félix Tshisekedi est une évidence qui ne peut se douter d’autant plus qu’il est à la clé de toutes les décisions du Ranger au sein du parti et du CACH: Jean-Marc est celui à qui Félix Tshisekedi a délégué son pouvoir au sein de L’UDPS après son élection à la tête du pays. Et c’est aussi lui le coordonnateur de la plateforme électorale CACH né de la coalition UDPS-UNC.

Ceci dit, il est difficile d’imaginer Jean-Marc Kabund tenir tête à une décision ferme de son chef ou même Félix Tshisekedi lâcher si facilement son chien méchant à un poste aussi important dans ce contexte où il aurait d’une manière ou d’une autre besoin de savoir ce qui se décide au sein du bureau de la chambre basse.

Pas étonnant que le conseil d’État décide de suspendre le remplacement du premier vice-président jusqu’à réquisitionné la police nationale pour sceller le palais après que le point de presse du 2e vice-président de l’Assemblée nationale. Ce membre du bureau membre du FCC avait toute suite réagi à la décision du conseil d’État en faisant savoir l’opposition du bureau à ce qu’il qualifie de violation du principe de séparation de pouvoir.

D’aucuns pensent que le chef de l’État tirerait des ficelles en tentant de se servir de la justice pour réhabiliter son « chien police » , l’honorable Jean-Marc Kabund.

En entendant l’arrêt de la cour constitutionnelle, le chef de l’État a reçu ce matin la présidente de cette chambre tout comme il l’avait fait la veille de l’éviction de Jean-Marc Kabund de son fauteuil. Espérons que cette rencontre donnera meilleure issue dans ce qui pourrait ressembler à une crise au sein du bureau de l’Assemblée nationale.

La Rédaction