Dossier Vital Kamerhe : le professeur Bokolombe interprète la formule « sur instruction du chef de l’État »

Dossier Vital Kamerhe : le professeur Bokolombe interprète la formule « sur instruction du chef de l’État »

25 mai 2020 Non Par Grandjournalcd.net

Il faudra attendre le 3 juin prochain pour savoir la suite de l’affaire 100 jours du chef de l’État. Cette affaire oppose entre autre la République au prévenu Kamerhe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi. Lors de l’audience de ce jour , Vital Kamerhe n’y est pas allé par quatres chemins.  » En tant que gardien des prérogatives du chef de l’État, le directeur de cabinet écrit aux ministres sur instruction du président de la République qui n’écrit pas au ministre »

« je n’ai rien aucune instruction à donner aux ministres…en tant que directeur de cabinet du chef de l’État, je transmettais des instructions que je recevais de lui aux membres du gouvernement… » a-t-il poursuivi au cours de l’audience publique de ce lundi 25 mai.

A ce qui en ressort, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) ne voit pas sa responsabilité impliquée en ce qui concerne des actes qu’il dit avoir posé au nom du chef de l’État. Face à cette question, une opinion scientifique, non la moindre tombe à pic, question d’éclairer la lanterne.

Pour le professeur Sam Bokolombe, « Sur instruction du PRÉSIDENT » est une formule plate et fourre-tout qui ne couvre pas des actes infractionnels commis par ceux qui l’utilisent et l’exécutent. »

Ce professeur des universités affirme sans ambiguïté qu’au cas échéant, « le PRÉSIDENT ne répond pénalement que de la haute trahison pour des cas précis prescrits par la Constitution » conclut-il.

Moïse Dix