Burundi/Covid-19 : Expulsés du Burundi, les experts de l’OMS pourront atterrir en RDC

Burundi/Covid-19 : Expulsés du Burundi, les experts de l’OMS pourront atterrir en RDC

17 mai 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Déclarés officiellement persona non grata par Bujumbura le mardi 12 Mai dernier et sommet de quitter le pays au plus tard le vendredi 15 Mai, les quatre (4) experts de l’OMS au Burundi pourront être convoyés par la MONUSCO.

‹‹Le Ministère a l’honneur de porter à votre connaissance que les personnes dont les noms repris ci-après sont déclarées persona non grata et que, par conséquent, elles doivent quitter le territoire du Burundi avant le 15 Mai 2020››, est-il écrit dans la lettre du 12 Mai dernier, du ministère Burundais des Affaires Étrangères, s’adressant aux 4 experts de l’OMS, pourtant chargés de conseiller le pays contre le Covid-19.

Expulsés pour  »ingérence inacceptable », le Dr. Walter Kazadi Mulongo, représentant de l’OMS au Burundi et trois de ses collègues n’arrivent toujours pas, avec la fermeture des frontières, de quitter Bujumbura, étant donné qu’aucun pays n’a ouvert ses frontières pour eux. Face à cette situation, la Mission Nations Unies pour la Stabilisation au Congo, MONUSCO en sigle, serait disposée à accorder son soutien logistique à ces agents des Nations Unies.

Selon Margaret Harris, porte-parole de l’OMS, la MONUSCO serait disposée d’affreter un vol spécial, pour donner un appui logistique à l’OMS pour sortir de l’impasse. En attendant les autorisations nécessaires, le plan de vol à l’étude prévoit que les experts de l’OMS iraient de Bujumbura à Entebbe en Ouganda via l’Est de la RDC.

Le dilemme ici est que, en pleine pandémie, et alors que les déplacements des passagers est réduit au strict minimum, ses trois pays doivent donner leurs accords pour ces vols, ce qui prend un peu de temps. Si Kampala ne s’oppose pas à l’atterrissage d’un vol des Nations Unies, Kinshasa n’aurait toujours pas donner son accord, ce qui selon plusieurs sources concordantes, compliquerait les choses jusqu’à ce dimanche.

De l’autre côté, l’on indique que Bujumbura fait preuve de compréhension, étant donné que les experts devraient quitter le pays au plus tard vendredi, mais avec la fermeture des frontières, ces agents sont contraints par la force des choses de rester au Burundi au delà de la date du 15 Mai, avec un espoir de quitter le pays au début de la semaine qui va commencer

MWANIA Zacharie David