Kasaï central-EPST : les enseignants du secteur privé passent des moments difficiles depuis la suspension des cours, s’inquiète l’UPEPAC.

Kasaï central-EPST : les enseignants du secteur privé passent des moments difficiles depuis la suspension des cours, s’inquiète l’UPEPAC.

6 mai 2020 0 Par Grandjournalcd.net

La pandémie du Covid19 n’entraîne pas seulement une crise sur le plan sanitaire, mais également économique qui a un impact négatif sur les conditions sociales des populations.

A l’instar des enseignants du secteur privé de la province du Kasaï central, qui depuis la suspension des activités scolaires sur l’ensemble du pays, ont vu leurs conditions de vie se détériorer jour après jour, comme l’a indiqué au Grandjournalcd.net Joseph Katuala Batanu, coordonnateur provincial de l’Union des promoteurs des écoles privées agréées du Congo, du Kasaï central.

Selon lui, depuis que le chef de l’État Félix Tshisekedi a décrété l’état d’urgence sanitaire suite à la pandémie du Coronavirus, en suspendant plusieurs activités, dont les cours, les enseignants du secteur privé peinent à survivre quotidiennement, sans quelque chose pour se nourrir car n’ayant pas des ressources conséquentes pour prendre en charge leurs familles pendant cette période, sachant qu’ils ne vivent que des paiements des frais scolaires des élèves par les parents.

« Nous enseignants du secteur privé traversons des moments très difficiles depuis le début du Covid19 avec l’arrêt des cours. Nos écoles ne fonctionnent pas, et pourtant nos seules ressources de revenus sont les frais scolaires que paient les parents des élèves, mais maintenant nous ne savons comment nous nourrir. C’est catastrophique pour nous du secteur privé en cette période. », s’inquiète Joseph Katuala Batanu.

Par ailleurs le coordonnateur de l’UPEPAC exhorte le gouvernement tant national que provincial à venir en rescousse les enseignants du secteur privé du Kasaï central pour faciliter leur prise en charge pendant cette période afin de subvenir aux besoins de leurs familles, car dit-il ces écoles paient des taxes et impôts de l’État, qui pendant ces moments difficiles devrait songer à eux.

Ivan Honoré