Parlement : Christelle Vuanga a-t-elle menacé dans ses propos le chef de l’État ? La députée s’explique

Parlement : Christelle Vuanga a-t-elle menacé dans ses propos le chef de l’État ? La députée s’explique

24 avril 2020 1 Par Grandjournalcd.net

L’intervention de l’honorable Christelle Vuanga hier au parlement a connu moultes interprétations. D’autres lui attribuent l’intention délibérée de menacer ou de porter atteinte à l’honneur du chef de l’État.

En effet, la présidente de la commission parlementaire chargée des droits de l’homme s’est plutôt inquiétée de l’absence d’une loi devant encadrer l’état d’urgence décrété par le président Félix Tshisekedi. Cela dans le souci d’éviter certains dérapages dûs aux excès ou à des cas de violations flagrantes des droits intangibles telles que définies dans son article 61.

« Le ministre de la justice a rendu une décision notifiant la dérogation de certains droits au nom de l’état d’urgence. Mais , puisqu’on a pas voté une loi cadre pour accompagner une telle mesure, on se retrouve dans des cas comme celui de Kitambo où une petite fillette a été violée par leur locataire. En se rendant à la commune, on leur apprend qu’on ne pourra pas déguerpir le locataire puisqu’il y a une mesure du gouvernement qui interdit tout déguerpissement en ce moment. » a fait savoir l’élue de la funa qui estime que si on avait une loi cadre qui mettait tout ça au clair, par exemple tel droit ou tel autre droit ne peuvent pas être dérogés malgré l’état d’urgence on éviterait ces genres de dérapage.

Christelle Vuanga tire l’essence de son point de vue dans l’article 61 de la constitution qui stipule « En aucun cas, et même lorsque l’état de siège ou l’état d’urgence aura été
proclamé conformément aux articles 85 et 86 de la présente Constitution, il ne
peut être dérogé aux droits et principes fondamentaux énumérés ci-après :

  1. le droit à la vie ;
  2. l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains
    ou dégradants ;
  3. l’interdiction de l’esclavage et de la servitude ;
  4. le principe de la légalité des infractions et des peines ;
  5. les droits de la défense et le droit de recours ;
  6. l’interdiction de l’emprisonnement pour dettes ;
  7. la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Moïse Dix