Interpellation de Vital Kamerhe: le CLC appelle au soutien et au respect de cet acte inédit

Interpellation de Vital Kamerhe: le CLC appelle au soutien et au respect de cet acte inédit

10 avril 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le comité laïc de coordination dit constater avec satisfaction les premiers résultats de la lutte contre l’impunité en République Démocratique du Congo « comme le témoigne la mesure courageuse des nouveaux responsables du parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete » fait-il remarqué.

Le CLC se félicite du courage qui se traduit par le fait « d’inculper et
de mettre en détention provisoire le directeur de cabinet du Chef de
l’Etat, Monsieur Vital Kamerhe. » lit-on dans ce communiqué de cette organisation des chrétiens catholiques dont une copie est parvenue à votre rédaction.

Tout en insistant sur le strict respect du principe de présomption
d’innocence dont doit bénéficier toute personne inculpée « CLC salue
cette mesure judiciaire inédite qui constitue un signal fort dans le sens
des appels répétés de toutes les organisations de la société civile contre
la banalisation des détournements des biens de l’Etat, le laxisme de la
justice et l’institutionnalisation de l’impunité. » rappelle-t-on dans cette note circulaire.

Ainsi appelle-t-il « aux encouragements, soutien et respect. » à ce seul acte posé.

Outre son appel aux autres magistrats à emboîter ce pas , le CLC rappelle « notre peuple attend surtout que les biens détournés
puissent lui être restitués, car plus que jamais il a besoin de rassembler
toutes ses ressources disponibles pour faire face à cette crise sanitaire
d’une ampleur sans précédent qui venue renforcer cet état déplorable
de précarité généralisée. » fait-il savoir avant de conclure.

« A l’ensemble de notre population, le CLC demande de demeurer
vigilante et de ne pas céder à l’instrumentalisation de ceux qui cherchent
à couvrir leurs turpitudes et leurs actes criminels derrière des
interprétations trompeuses ou des considérations tribales, régionalistes
et politiciennes. » conclut-il.

Moïse Dix