Haut Katanga/Ordre d’arrestation de Gédéon Kyungu : un rétropédalage dangereux du gouverneur Kyabula fait réfléchir

Haut Katanga/Ordre d’arrestation de Gédéon Kyungu : un rétropédalage dangereux du gouverneur Kyabula fait réfléchir

2 avril 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Un groupe de députés Haut-Katangais ont clairement manifesté leur opposition à l’ordre du chef de l’État sur l’arrestation du sécessionniste Gédéon Kyungu. Ces députés majoritairement lubakat parlent d’un acharnement contre ce « paisible citoyen. Selon une certaine opinion favorable à Gédéon Kyungu, ses adeptes étaient sortis reclammer des vivres, rétablissement de l’électricité et de l’eau pour leur leader qui vit à 400 km de Lubumbashi. On reproche donc à l’armée complice de la monusco s’être pris violemment à des paisibles citoyens.

« avant d’arriver au centre ville, ces millitants de Mira ont traversé l’avenue du gouverneur sans jamais menacer même un oiseau » soutient un internaute depuis Lubumbashi. Lui non plus, n’est pas d’accord avec l’ordre du président Félix Tshisekedi.  » Gédéon est revenu après avoir signé un accord avec le gouvernement. On est tous témoins, depuis sa rentrée, Gédéon Kyungu n’a jamais été clairement établi coupable des exactions ou insécurité au Haut-Katanga » ajoute-t-il.

Il s’en est suivi un autre, non moins anodin que le premier. Cette fois là c’est le gouverneur du Haut-Katanga qui  »supprime » son tweet en appui à l’ordre du président Félix de traquer et arrêter ce seigneur de guerre. C’est l’acteur politique proche du CACH, Honoré Mvula qui a dénoncé en premier cet acte.

« Suite à une pression faite à Jaqueskyabula par les députés provinciaux du Haut Katanga membres du FCC qui sont contre l’arrestation de Gedeon Kyungu,le Gouv. Jaques vient de retirer son tweet que j’avais retweeté en commentaire qui saluait les mesures prises par le Chef de l’État » a-t-il regretté.

Un rétropédalage du gouverneur qui craint sa destitution par les députés provinciaux opposés à l’ordre du chef de l’État ? Le gouverneur s’apprête-t-il à braver l’autorité du gouvernement central dans sa traque contre ce rebelle au nom de son fauteuil ? Difficile à dire. Le gouverneur a préféré,lui, laissé ce scandale se diluer à dans les eaux tumultueuse de l’actualité liée au Covid-19.

Moïse Dix