BUKAVU : Le 8 Mars fêté de manière différente par l’association GRADO International dans une conférence avec les jeunes

BUKAVU : Le 8 Mars fêté de manière différente par l’association GRADO International dans une conférence avec les jeunes

13 mars 2020 0 Par Grandjournalcd.net

« SAUVONS LA JEUNESSE FACE AUX BOISSONS FORTEMENT ALCOOLISEES ET LES STUPEFIANTS, PARTICULIEREMENT CHEZ LES JEUNES FILLES, FUTURE FEMMES POLITIQUES », c’est le thème choisi par l’association GRADO International pour célébrer en sa manière la journée internationale de la femme.

Quelques jeunes ambitieux du développement et de l’évolution de leur milieu social se sont décidés de briser le silence face aux situations critiques qui ravagent leurs semblables « jeunes filles et garçons de 13 ans à 35 ans ». Ces jeunes se sont rassemblés et fondés une association qu’ils appellent « GRACE DONNEE » en sigle GRADO. Avec leurs propres moyens, ils venaient de réaliser une enquête communautaire dans le quartier NYALUKEMBA sur la situation particulière de consommation des boissons fortement alcoolisées par les jeunes de ce quartier, précisément dans la Cellule Nguba 1 et 2.

Rappelons que cette situation des boissons fortement alcoolisées entraine des facteurs comme la Toxicomanie de plusieurs jeunes « filles et garçons ». Ces jeunes toxicomanes, une fois ivres causent des viols, vols, des braquages dans des avenues de ce même quartier et voire morts d’hommes.

Certains jeunes, décèdent suite à des crises des maladies « KWASHIORKOR » et d’autres dans un profond sommeil. Le cas plus récent est celui enregistré au quartier Nyalukemba en date du 23 janvier 2020, où un jeune, après avoir consommé les stupéfiants s’était attaqué à ses propres parents jusqu’à assassiné sa maman biologique avec une arme blanche (couteau) dans leurs propre maison. Ce qui a suscité des révoltes par-ci par-là dans le chef de la population locale (cas des justices populaires).
Passant en revue la situation qui se vit dans la province du Sud-Kivu face à ce fléau : la chargée de programme adjointe de cette organisation.

Dans son intervention, Madame CINAMA NTANA Marguerite, professeur au Collège Alfajiri déclare s’est pour sa part exprimée en ce terme :
« Rester sans rien faire c’est participer indirectement à la perte de nos frères et sœurs. Beaucoup d’entre nos amis d’enfance avec qui nous sommes né, sont en train de mourir devant nos yeux et on croise les bras puisque tout simple on pense qu’on n’a pas des moyens pour affronter ce problème. Femmes, levons-nous et disons non à cette situation. Aucune mère ne peut vouloir voir sa fille de moins de 15 ans être arrêtée par les agents de l’ordre pour avoir pris des boissons fortement alcoolisées » a-t-elle poursuivi.

« Une petite Fille arrêtée par le Bureau du quartier NYALUKEMBA en date du 27 Janvier 2020 très tôt matin à 9heures. Imaginez-vous l’avenir de cette gamine. Quelle mère sera-t-elle ? Femmes ! Commençons par sauver les fruits de nos entrailles et le reste nous sera donné » a-t-elle soulignée

Patrick NTABOBA alias PAPSI