Congo-Brazzaville/Infrastructures : la route Ketta-Djoum, un bel exemple de la coopération au service de l’intégration sous régionale

Congo-Brazzaville/Infrastructures : la route Ketta-Djoum, un bel exemple de la coopération au service de l’intégration sous régionale

2 mars 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Le Chef de l’État congolais, Denis Sassou-N’Guesso, qui entame une visite de travail dans le département de la Sangha, à partir du 5 mars prochain, mettra en service le 2ème tronçon de la route Ketta-Djoum, à savoir la route Sembé-Souanké-Ntam.

L’aménagement et le revêtement de la route transfrontalière Ouesso-Sangmélima se présente comme un atout important du développement. Une route qui relie, sur environ 575 km, le chef-lieu du département de la Sangha, Ouesso, à la ville camerounaise de Sangmélima, elle-même déjà reliée à la capitale du Cameroun, Yaoundé par une route bitumée. Ce projet routier est en cohérence avec les documents de stratégie par pays (DSP) du Cameroun et du Congo. Ceci visent le développement des infrastructures de transport pour soutenir la croissance et améliorer les conditions de vie des populations les plus démunies.

Facteur indéniable du développement, cette route qui sera mise en service par le président Denis Sassou-N’Guesso constitue, à n’en point douter, un bel exemple d’intégration en Afrique centrale. Elle permet l’interconnexion des axes routiers reliant le Cameroun, le Congo, la RDC, le Gabon et la RCA.

Cette phase 2 de cette route (Sembé-Souanké-Ntam) comporte, par ailleurs, une composante biodiversité qui vise, entre autres, à responsabiliser les populations locales dans les actions de protection du patrimoine forestier classé, ainsi que les parcs et à renforcer leurs capacités en matière de gestion des terres.

Dans le contexte africain de la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA), la construction de cette route favorise les échanges commerciaux entre les deux pays et au-delà, à travers l’amélioration de la circulation de personnes et des biens entre le Cogo et le Cameroun, mais aussi le désenclavement des zones à fortes potentialités économiques du nord du Congo et du sud-est du Cameroun. Sans doute, les coûts de transport seront réduits et les conditions de vie des populations riveraines améliorées.

La route qui sera ouverte à la circulation, par le président Denis Sassou N’Guesso, renforce le rôle de pays de transit que joue le Congo dans la sous-région. En effet, les marchandises pourront sortir du port autonome de Pointe-Noire ou du port d’Oyo à destination du Cameroun, avec moins de difficultés qu’auparavant. C’est une route qui est appelée à élargir l’éventail des activités socio-économiques.

En rappel, la route Ketta – Djoum fait partie du Corridor de développement n°29 du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC). Long de 1.624 km, ce corridor relie la capitale camerounaise, Yaoundé à celle de la République du Congo, Brazzaville et passe par les localités suivantes : Sangmelima, Djoum, Mintom, Mbalam (en territoire camerounais) et Ntam, Souanké, Sembé, Ouesso, Owando, Oyo et Brazzaville (en terre congolaise).

A noter que le premier module de cette route, fruit de la coopération entre le Congo et le Cameroun a été inauguré en février 2016.

Wilfrid LAWILLA