Décès de Kizito Mihigo : Human Rights Watch sceptique sur la version officielle de sa mort , fait des révélations glaçantes

Décès de Kizito Mihigo : Human Rights Watch sceptique sur la version officielle de sa mort , fait des révélations glaçantes

20 février 2020 0 Par Grandjournalcd.net

Cette ONG connue pour son combat acharné pour le droit de l’homme reste sur sa soif. La version officielle du Rwanda attribuant la mort du chanteur populaire en détention au suicide ne semble pas tenir à ses yeux. Si non quelle soit appuyée par une autopsie indépendante.

A défaut d’acquiescer à la version de la police du Rwanda, Human Rights Watch a fait quelques révélations des confidences du désormais, défunt, sur ce qu’il aura vécu dans ses derniers jours et la vérité sur ses ennuis judiciaires.

 » Mihigo avait récemment affirmé à Human Rights Watch qu’il faisait « l’objet de menaces pour fournir de faux témoignages contre des opposants politiques » et qu’il voulait quitter le pays car il craignait pour sa sécurité. En 2014, il avait été détenu au secret pendant neuf jours, lors desquels  »il avait été battu et forcé à avouer des crimes dont il avait par la suite été inculpé. » lit-on sur le site officiel de Human Rights Watch.

l’ONG a révélé d’autres faits accablants sur les circonstances de sa mort et ses derniers instants avant sa mort.

Le 6 avril 2014, Mihigo a été arrêté et détenu dans un lieu inconnu jusqu’au 14 avril, jour où il a été présenté aux médias lors d’une conférence de presse. Il a comparu devant un procureur le lendemain. Avant et pendant sa détention au secret, des responsables gouvernementaux de haut rang l’ont interrogé à plusieurs reprises au sujet d’une chanson qu’il avait publiée le mois précédent, dans laquelle il priait pour les victimes du génocide de 1994, ainsi que pour les victimes d’autres violences.

AsqlIls l’ont également questionné au sujet de ses liens prétendus avec le Congrès national rwandais (Rwanda National Congress, RNC), un parti d’opposition en exil dont des liens avec des groupes armés ont récemment été signalés.

Mihigo a affirmé à Human Rights Watch que des agents de police l’avaient battu et forcé à avouer les infractions dont il a par la suite été inculpé devant un tribunal.

Mihigo et ses co-accusés – Cassien Ntamuhanga, un journaliste; Agnès Niyibizi; et Jean-Paul Dukuzumuremyi, un militaire démobilisé – ont été inculpés, entre autres, d’infractions contre l’État et de complicité dans des actes terroristes pour avoir prétendument collaboré avec des groupes considérés par le gouvernement comme étant des ennemis du Rwanda.

l’ONG affirme qu’en  »novembre 2014, il a passé des aveux complets, mais il a affirmé par la suite à Human Rights Watch qu’il l’avait fait sous la contrainte. » a-t-elle écrit.

Moïse Dix